En répondant à l'aimable invitation de mon collègue et ami Freddy DEGHILAGE, Chargé de mission, à participer à la XVIIIème Assemblée Régionale Europe ici en Principauté, j'avais déjà entendu parler de l'hospitalité légendaire des Monégasques.
Ce dont j'étais loin de me douter, c'est de m'accueillir, chaleureusement, moi qui vient d'un pays où le soleil brille et brûle trois cents jours par an, par un si beau temps pluvieux, car chez nous la pluie c'est le temps frais et clément.
Merci donc à M. Stéphane VALERI, Président du Conseil National, à Mme Catherine FAUTRIER, Présidente de la section monégasque et à toute l'équipe qui nous ont offert des conditions idoines de travail et de détente.
C'est en juillet 2005 à Bruxelles que j'ai été élu Chargé de Mission Afrique. Je suis donc un « Bleu », venu pour écouter, partager, échanger, fidèle en cela au Credo de la Francophonie qui est diversité et partage, pluralité et dialogue des cultures.
Mon souhait est qu'au cours de mon mandat, la coopération interparlementaire se développe davantage. C'est en effet par des actions de solidarité et de développement, des actions concrètes et de proximité, que la Francophonie s'incrustera dans le cœur du Grand Public.
Nous avons de grands défis à relever ensemble. Le paludisme fait des ravages, surtout parmi les enfants. Il ne bénéficie pas hélas du même battage médiatique que la grippe aviaire.
En ce qui concerne la lutte contre le VIH /SIDA, nous pouvons voir ensemble comment contribuer à la création et à l'alimentation de la Fondation initiée par le Professeur DEBRE et qui a fait l'objet d'une résolution de la XXXIème Session de l'APF à Bruxelles.
La prolifération des armes légères est aujourd'hui un véritable fléau.
Bref, il y a beaucoup de choses que nous pouvons et que nous devons examiner ensemble.
Un drame défraie ces temps-ci la chronique : c'est l'émigration ou l'immigration clandestine.
Une chose retient notre attention. Les pays au cœur de la question sont presque tous membres de la Francophonie : le Maroc, le Sénégal, le Mali, le Niger, pour ne pas les nommer. Ceux-ci nous interpellent.
Ne pourrions-nous pas réfléchir à la question, apporter notre contribution à la recherche d'une solution honorable et acceptable.
Parce que nous ne devons pas jeter le bébé avec l'eau du bain, il faut éviter que les acteurs de la Francophonie, les chercheurs, les étudiants, les artistes se découragent et s'orientent vers d'autres cieux. Nous devons sans tarder consolider notre conscience francophone.
R.Eluerd, le Président de la Biennale de la langue française, association dont je suis membre, aime à dire « le replis frileux puis haineux sur soi comme l'idéologie lénifiante puis totalitaire de « village global » sont des abîmes. Il n'y a pas d'autres voies que la voie du respect et de l'échange, que la voie qui élève chacun au dessus de lui-même, non pour lui faire perdre son identité mais pour lui confier le trésor d'une identité plus riche et plus épanouie ».
En ce qui concerne la stratégie de communication, si nous voulons véritablement renforcer la langue française que nous avons en partage, comme outil de communication et vecteur culturel, la Francophonie se doit d'intervenir politiquement et financièrement en faveur de la diffusion et de l'édition de la littérature francophone par l'intermédiaire des NTIC.
En effet, c'est avec amertume qu'on constate la quasi absence de littératures francophones, notamment africaines sur les nouveaux supports de communication et d'éditions numérisés.
2006 c'est l'année Senghor. C'est l'occasion de diffuser sur la toile les grands textes du fondateur de la Francophonie, ceux de Césaire et d'autres grands noms de la littérature francophone.
La rencontre de Monaco m'a conforté dans ma conviction. La Francophonie est appelée à connaître un bel essor. Notre Secrétaire général parlementaire dans son allocution a dit que l'avenir de la Francophonie se joue en Europe. C'est exact.
Mais que serait la Francophonie sans l'Afrique francophone ?
M. Deghilage, cher ami, ce débat nous le poursuivrons à Ouagadougou, au Burkina Faso, car je sais que vous nous ferez l'honneur de respecter la tradition en participant aux travaux de la prochaine session de notre Assemblée régionale qui aura lieu courant 1er trimestre 2006.
Je vous remercie.
Réalisé par la Cellule Internet du Parlement
Coordination de la Cellule internet: cellule-internet@pcf.be
Copyright 2012 © Site officiel du Parlement de la Communauté française
L’infrastructure de ce site est entièrement composée de logiciels libres
Editeur responsable: DaubieC@pcf.be