L'Assemblée régionale Europe de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie réunie à Budapest les 21 et 22 mai 2001,
Se référant à la Convention de Munich créant un Office Européen des Brevets, et à l'article 65 de cette Convention relatif à la traduction du fascicule des brevets européens,
Prenant acte des propositions de la Conférence de Londres relatives à la réforme de la traduction des brevets européens,
Considérant que cette réforme, qui a pour objet de limiter la traduction des brevets européens dans les trois langues officielles de l'Office Européen des Brevets – l'allemand, l'anglais et le français – à la seule partie des revendications, aurait pour conséquences :
une traduction partielle des brevets ;
un recul du français comme langue scientifique et technique, entraînant une régression technologique, économique et culturelle ;
une limitation de l'accès à l'information des PME (petites et moyennes entreprises) ;
un risque de déséquilibre entre les langues de travail au profit de l'anglais dans le domaine juridique à travers les professionnels de la propriété industrielle : avocats, conseils en propriété industrielle, responsables de propriété industrielle en entreprises ;
une atteinte à la profession des traducteurs.
Demande aux Gouvernements des pays de la Francophonie, et de la France en particulier, membres de l'Organisation Européenne des Brevets :
de ne pas signer l'accord qui sera proposé le 30 juin 2001,
de repousser la réforme jusqu'à la création du brevet communautaire ;
en tout état de cause, de ne pas limiter la traduction des brevets européens à la seule partie des revendications.
Réalisé par la Cellule Internet du Parlement
Coordination de la Cellule internet: cellule-internet@pcf.be
Copyright 2012 © Site officiel du Parlement de la Communauté française
L’infrastructure de ce site est entièrement composée de logiciels libres
Editeur responsable: DaubieC@pcf.be