Plusieurs actes législatifs promulgués sur le plan national – et notamment l'arrêté du ministère de la santé du 28 septembre 1999 – mettent l'accent sur la notion d'unité opérationnelle des soins palliatifs. Il s'agit de centres de référence pour la prise en charge des malades en phase avancée ou terminale, qui ont pour but d'améliorer la qualité de vie du malade et soutenir sa famille lors de la phase délicate de la prise en charge.
Lesdites unités, oeuvrant tant au sein des hôpitaux qu'à travers le territoire, assurent des prestations ambulatoires et des soins médicaux à domicile, en prévoyant aussi un service d'hospitalisation de jour et un hospice. Elles doivent garantir la continuité de l'action thérapeutique en dispensant des soins qui soient adaptés aux différents niveaux d'assistance. Il est par conséquent nécessaire de renforcer le rôle du bénévolat et du tiers secteur par l'adoption d'un modèle centré sur l'assistance aux citoyens, qui respecte la dignité du malade, concoure au maintien à domicile de celui-ci et limite considérablement le recours à l'hospitalisation. De plus, l'intégration devient un outil majeur permettant la mise à exécution du projet «hospice», mais aussi la valorisation des connaissances, du savoir-faire et du professionnalisme de chaque acteur concerné, en vue d'une utilisation plus efficace et plus appropriée des ressources.
L'hospice peut en effet être considéré comme une structure au sein de laquelle l'équipe pluridisciplinaire oeuvre en alliant hospitalisation et aide à domicile et ce, grâce à une assistance personnalisée, dans le but de garantir la continuité et la flexibilité des soins palliatifs.
Pour ce qui est des malades atteints du VIH, deux nécessités se profilent: contraster la diffusion de ce fléau à travers la mise
en place d'activités de prévention qui se traduisent par des initiatives d'assistance au profit des malades, d'une part, répondre à ce type de besoins par le recours à des actions de plus en plus diversifiées et personnalisées, d'autre part. Cela exige l'établissement d'un réseau, axé à la fois sur l'intégration des deux composantes, sociale et sanitaire, et sur la mise en valeur de l'ensemble des compétences et des ressources des sujets, des familles, des groupes et des associations de bénévoles. En ce qui concerne l'assistance aux malades séropositifs, il convient de se référer au deuxième alinéa du premier article de la loi n°35/1990, selon lequel les agences USL, sur la base des orientations régionales, s'emploient à mettre en place graduellement les services aptes à dispenser les soins médicaux à domicile aux personnes atteintes du sida et des maladies qui y sont associées. Le traitement à domicile est effectué – pendant le temps qui est jugé nécessaire – par les personnels infirmiers, qui travaillent dans le respect des mêmes dispositions en vigueur en milieu hospitalier, en étroite collaboration avec les médecins du même service, le médecin de famille et, dans la mesure du possible, le personnel technique des services territoriaux.
Lorsque la maladie est à un stade avancé, les sujets doivent faire l'objet d'un suivi particulier, allant des soins pharmacologiques au soutien psychologique, en passant par les pratiques alimentaires et l'insertion sociale; ils doivent pouvoir passer une partie de leur temps auprès de leur famille et nécessitent d'être assistés lors des démarches administratives liées au traitement.
Sur un plan plus concret, l'intégration socio-sanitaire se réalise à travers :
Le lancement d'actions coordonnées dans le domaine de l'aide à domicile et de l'aide ménagère à domicile ;
La mise au point d'initiatives de soutien visant l'intégration sociale;
L'élaboration de parcours de formation et de remise à niveau professionnelle des personnels concernés, avec la participation d'autres opérateurs.
(Extrait du Bulletin Officiel de la Région autonome Vallée d'Aoste, N. 46, (18-10-2001) pages 4735-4736))
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