Source : Centre de pathologie infectieuse, du sida et de l'immunologie clinique
Au jour d'aujourd'hui, la Géorgie appartient aux pays où la prévalence du VIH est inférieure. Parmi ces pays, la Géorgie occupe une des dernières places. Compte tenu de la nature particulière de l'épidémie du sida, 489 personnes atteintes du VIH sont enregistrées mais 2000 personnes échappent à un recensement. Ce chiffre est important vu le nombre des habitants de la Géorgie. Quelques ans auparavant, les experts étrangers prévenaient leurs collègues géorgiens qu'une épidémie du sida pourrait menacer la Géorgie compte tenu des facteurs qui existaient dans le pays. Le sentiment d'alerte se renforce après les cas révélés en Ukraine et en Russie. En un an, les cas du VIH se sont multipliés deux fois. Dans ces régions la toxicomanie constitue une source principale de la transmission du VIH (3/4 des infectés ont acquis cette maladie par la voie intraveineuse). Au fur et à mesure, les cas de la transmission du virus par la voie des rapports sexuels augmentent. En Géorgie, le VIH prolifère de la même voie qu'en Ukraine et en Russie. Le risque de la transmission du virus est très élevé parmi les toxicomanes.
Le pronostic des experts étrangers est basé non seulement sur l'étude de la situation existante dans les pays voisins mais il est dicté par les facteurs internes comme l'utilisation des seringues communes et la toxicomanie intraveineuse. Aujourd'hui en Géorgie, au point de vue de la prolifération du VIH et d'autres maladies qui se transmettent par la voie sanguine (hépatite B et C), parmi les modalités de la pharmacodépendance, la toxicomanie opioïde constitue un danger principal. Les consommateurs des préparations opioïdes sont à l'origine de la propagation de ces maladies.
D'autres facteurs interviennent quant à la prolifération du VIH en Géorgie :
La migration croissante de la population ;
L'état de l'épidémie du sida dans les pays voisins ;
La pénurie des instruments médicaux à l'utilisation unique et des moyens de stérilisation et de désinfection ;
Le niveau inférieur de la formation du personnel médical en matière de prévention contre la transmission des maladies infectieuses ;
L'insuffisance des informations concernant le sida ;
La demande traditionnellement limitée sur les préservatifs.
En 1989 les premiers cas du VIH ont été révélés en Géorgie. Selon les données du premier février 2004, sont officiellement enregistrées 489 personnes atteintes du VIH. Selon les experts, en Géorgie, il y a 2000 personnes malades du sida mais qui ne figurent sur les registres officiels.
489 cas officiels
149 cas du sida
76 décédés
2000 cas éventuels
Tableau 1
149 patients ont été atteints du sida. 76 personnes sont décédées. Parmi les personnes infectées du VIH, 78 sont des femmes et 411 sont des hommes.
411 hommes
78 femmes
Tableau 2
La plupart des patients ont entre 21 et 40 ans.
Tableau 3
Parmi les personnes atteintes du VIH, 69 % sont des toxicomanes intraveineux, 29 % ont été infectées par la voie des rapports sexuels (26 % hétérosexuels et 3 % bisexuels et homosexuels), 1 % a été contaminé par la transfusion sanguine, pour 0,4 % la voie de contamination est inconnue, 0,6 % a subi la transmission verticale du VIH.
69 % toxicomanes intraveineux
26 % rapports hétérosexuels
3 % rapports homosexuels et hétérosexuels
1 % récipients sanguins
0,4 % inconnus
0,6 % transmission verticale
Tableau 4
La plupart des cas du VIH est enregistrée à Tbilissi (199 cas). La deuxième place revient à Samegrelo (70 % des 84 cas révélés à Samegrelo sont enregistrés à Zugdidi), en Adjarie – 74 cas, en Imeretie – 39 cas, en Abkhazie – 11 cas, en Kakhetie – 12 cas, à Kvemo Kartli – 12 cas, à Poti - 12 cas, en Gurie – 6 cas. Dans d'autres régions de Géorgie est enregistrée une dizaine de cas du VIH. 14 citoyens des pays étrangers ont été atteints du VIH. Sept d'entre eux ont été déportés dans leurs pays.
Tableau 5
Actuellement, la tendance de la croissance des cas du VIH devient stable. En 2000, les cas du VIH se sont multipliés (en 2000 ont été enregistrés 79 cas contre 34 cas révélés en 1999). Les années suivantes la croissance est plus stable.
Tableau 6
80 % des cas du VIH enregistrés en Géorgie sont en provenance de l'extérieur de la Géorgie. 20 % des malades ont été infectés du VIH par la contamination locale. En Géorgie, l'épidémie du sida commence à se propager.
Cas du VIH en provenance de l'extérieur du pays (79 %)
Cas du VIH nés à l'intérieur de Géorgie (18,5 %)
Inconnu (2,5 %)
Tableau 7
Il est à noter que, pendant cette dernière période, le risque du sida menace les différentes couches de la société.
En Géorgie les cas du VIH ont touché les différentes couches de la société.
Les époux – 44
Les partenaires sexuels – 26
Les frères – 6
8 infectées de l'enceinte à l'enfant – 3
Tableau 8
Cet exemple nous démontre que les victimes du sida seront non seulement les toxicomanes mais aussi leurs partenaires sexuels.
Parmi les infectés enregistrés par le Centre du sida, 70 % des patients sont des toxicomanes intraveineux.
Depuis 1994, la loi sur le « Programme national de la prévention contre les maladies sexuellement transmissibles, du sida et du sang non contaminé » est appliquée. Cette loi prévoit la mise en place de toutes les mesures pour prévenir et contrôler le sida à l'échelle du pays. Il est prévu de tenir les consultations et les examens gratuits pour les toxicomanes, les prostitués, les homosexuels, les personnes atteintes de la maladie vénérienne et les personnes déplacées (environ 18 000 personnes par an), de faire le suivi de la situation épidémiologique et de diffuser les informations concernant cette maladie. Le budget de ce Programme concernant le sida a constitué 300 000 de Laris pour l'an 2003. Ce montant n'est pas suffisant pour mener une lutte contre la maladie du sida. Le volet concernant le sang non contaminé prévoit la consultation gratuite et obligatoire des donneurs pour révéler le VIH, les hépatites (B et C) et la syphilis. 25 000 donneurs sont examinés par an dans le cadre de ce Programme national.
Pour la mise en place du Programme national de la lutte contre le sida, qui a été élaboré en 2003, il faudrait prévoir 16 millions de dollars USA pour 5 ans. L'Etat est en mesure de mobiliser environ 4 millions de dollars USA. Le Conseil de coordination de la lutte contre le sida a préparé et présenté à la Fondation de la lutte contre le sida et la malaria le projet de la lutte contre le VIH. Ce projet a gagné le concours et il a obtenu une subvention de 12 millions de dollars USA. Le budget de deux ans comprend 4 millions de dollars USA.
La prévention contre le VIH parmi les toxicomanes (les programmes de substitution de méthadones, les programmes d'échange des seringues et des injections) ;
La prévention contre le VIH parmi les prostitués et les homosexuels (l'ouverture des cabinets médicaux, les tests et les consultations gratuits, la diffusion des informations concernant le virus) ;
La prévention contre le VIH parmi les jeunes ;
Le sang non contaminé (l'acquisition des testeurs du sang pour le Programme national) ;
L'amélioration de la base législative concernant la lutte contre le sida, la toxicomanie et la prostitution ;
La prévention contre la contamination du virus de la mère à l'enfant ;
Le traitement des malades atteints du sida (y compris l'achat des préparations coûteuses).
Dès l'apparition de l'épidémie 42 millions de personnes ont été affectées.
Adultes : 37,2 millions
Femmes : 17,6 millions
Enfants (moins de 15 ans) : 2,7 millions
24,8 millions de personnes sont mortes de cette épidémie.
Adultes : 19,9 millions
Femmes : 10,1 millions
Enfants (moins de 15 ans) : 4,8 millions
Pour l'an 2001, 5 millions de nouveaux cas de VIH ont été révélés à l'échelle mondiale.
Adultes : 4,3 millions
Femmes : 1,8 millions
Enfants (moins de 15 ans) : 800 000
3 millions de personnes sont décédées.
Selon les experts, sur 15 000 personnes infectées du VIH quotidiennement, il y a 1000 enfants de moins de 15 ans. Le VIH fait partie des dix premières maladies mortelles. Dans le monde entier, 50 millions de personnes sont décédées quotidiennement à l'issu des différentes maladies.
Parmi les raisons du décès, les maladies parasitaires occupent la première place (33 %). La deuxième place revient aux maladies vasculaires (30 %). Les tumeurs occupent la troisième place (12 %). D'autres maladies fatales sont à la quatrième place.
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